Christine Gauthier

Impact de l’augmentation du taux directeur à 1.75% | Banque du Canada

Mercredi matin, la Banque du Canada a annoncé qu’elle augmentait à nouveau son taux directeur de 0.25% pour le porter à 1.75%.

Chaque fois que le taux augmente, je reçois une multitude de questions d’acheteurs et de vendeurs inquiets qui se demandent quel impact cela va avoir sur eux.

Pour la majorité des vendeurs et des acheteurs, l’impact sera faible. Il ne faut pas seulement regarder cette hausse de taux, mais regarder l’ensemble de l’état actuel de l’économie. Le taux d’intérêt est un élément parmi tant d’autres qui influence le prix des propriétés. L’élément principal étant l’offre et la demande.

Présentement, l’économie tourne à plein régime. Les entreprises n’arrivent pas à combler tous leurs postes vacants. Le nombre de travailleurs requis dans les prochaines années nécessite un plus grand bassin de main d’œuvre. On pourrait donc songer à une augmentation des immigrants qualifiés et une formation accrue des travailleurs non qualifiés, ce qui augmentera le bassin potentiel d’acheteurs de propriétés. Donc qui dit plus d’acheteurs, dit plus grande offre.

Deuxièmement, une économie qui tourne à plein régime signifie que les salaires des employés devrait augmenter et donc compenser pour l’effet de l’augmentation des taux d’intérêts dans la capacité de remboursement.

Il y a un phénomène nouveau au Québec et particulièrement à Montréal. Il s’agit de l’augmentation des acheteurs étrangers qui commence à créé, dans certain marché, une pression sur les prix des propriétés.

L’augmentation des taux dans ce contexte économique fort aide un peu les acheteurs, car elle réduit légèrement la pression à la hausse des prix. En fait, elle aide à la contrôler. Pour les vendeurs. les prix devraient continuer à augmenter mais de façon plus contrôlée.

Historiquement les taux sont toujours très bas. Avant la crise du subprime en 2008, les taux directeur se situaient dans une fourchette de 4 a 5%. Suite à cette crise, les taux ont chuté dans un territoire jamais vu. C’était évident qu’il ne pouvait se maintenir à ces niveaux. En fait, laisser les taux trop bas pour une longue durée engendrait un problème d’inflation, c’est-à-dire une hausse généralisée des prix dans tous les domaines et la réduction du pouvoir d’achat des consommateurs.

Le seul secteur de l’immobilier où on pourrait voir un léger impact de prix est dans le domaine du multi-logements. Comme il s’agit de propriété achetée pour le revenu, chaque hausse de taux affecte le rendement de l’investissement et donc pour compenser cette perte de rendement, le prix d’achat doit en être ajusté.

 

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